dimanche 28 février 2010

Agoravobiscum ?

Lorsque l’on a des frustrations, des critiques envers un site participatif comme Agoravox, si l’on n’arrive pas à peser pour que cela change, la tentation est grande et le cheminement est logique de lui créer un concurrent, ou peut-être un complément.
Lorsque nous avons créés Fraîches Nouvelles c’était, au fond, parce qu’il nous semblait que les textes littéraires avaient de moins en moins leur place sur Agoravox et que, aimant l’écriture, nous pouvions et voulions combler ce manque. 
Fraîches Nouvelles marche, plutôt bien selon nous, mais il ne publie guère plus de deux ou trois textes par mois, ne suppose aucune modération, nous oblige seulement à nous prononcer sur l’intérêt de publier les textes que nous recevons. Il nous est arrivé d’en refuser, mais c’est plutôt nous qui allons à la pêche aux auteurs et leur demandons de bien vouloir nous offrir des textes.
De cette expérience de Fraîches Nouvelles, nous avons tiré une leçon : nous avons constaté que la qualité de ce qui y a été déjà publié constitue un étalon de valeur de ce que les auteurs envisagent d’y proposer. En d’autres termes : la médiocrité attire la médiocrité, la qualité attire la qualité.

Maintenant, un certain nombre d’intervenants sur Auteurs-Arago poussent à la création de quelque chose qui n’aurait pas les défauts d’Agoravox et seulement ses qualités.
Il y a deux manières de réfléchir à ce que cela pourrait être, indispensables l’une et l’autre  :. 
  1. Soit on passe en revue ses caractéristiques, on décrit son principe, ses orientations, sa ligne éditoriale, son mode fonctionnement, sa maquette même.
  2.  Soit on commence par réfléchir à son modèle économique : qui y travaille et comment (parce que même  s’il est bénévole, il s’agit de travail), quels sont ses frais, comment sont-ils financés, quel est son statut juridique ? Etant entendu que si son modèle économique n’est pas viable il est inutile de s’y lancer, et le N°1 ne sera que l’expression de fantasmes ou de désirs qui, au mieux, se présenteront comme une sorte de charte revendicative à soumettre à Carlo Revelli...  ( Qu’il ne faut pas exclure, d’ailleurs…)
Refaire un Agoravox bis, juste en plus resserré, plus exigeant en qualité et en modération ne peut que nous conduire à refaire tôt ou tard Agoravox, avec les mêmes problèmes, les mêmes dérives, les mêmes incohérences.

Donc il faut faire autre chose, c’est d’ailleurs la seule garantie pour qu’Agoravox et Carlo Revelli, en particulier ne nous reprochent pas de leur créer un concurrent.
Je dirais que la solution est simple : il ne faut pas que cela soit un concurrent. C’est à dire qu’il se situe sur un créneau différent et qu’il draine des gens qui, de toutes façons, sont en partance ou déjà partis d’Agoravox et aussi, certainement, qu’il s’adresse à un public beaucoup plus restreint : une goutte d’eau qui ne gênerait pas Agoravox.

C’est le chantier qui vous est proposé par cet article.


Léon-Trolléon
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jeudi 25 février 2010

Lorsqu' Agoravox s’emmêle encore un peu plus les crayons.


Donc les nouvelles règles et propositions de fonctionnement d’Agoravox ont été publiées. Que peut-on en dire ?
  • D’abord, je crois que l’on peut affirmer que le vote favorable au repliage des commentaires par l’auteur est, avec une quasi-certitude, bidon. COLRE dans un post ravageur l’a magnifiquement démontré. Mais nous attendrons la mise en place effective de cette disposition pour dire ce que l'on pense du procédé...
  • Ranta m’a fait remarquer cette analyse d’un arrêt récent de la cour de cassation qui donne le blues aux hébergeurs de sites. Cette décision doit un peu paniquer la direction d’Agoravox et il est possible qu’une modification des règles de la modération en soit une conséquence. Pour autant, nous n’arrivons pas trop à voir toutes les implications de cette histoire et aimerions en discuter ici..
  • Notre initiative au fond n’a pas été inutile puisque nous avons enfin été informés des procédures de validation des articles à publier, que les votes en leur faveur seront désormais plus transparents. En fait, avec le repliage par l’auteur, c’est tout ce qu’il y a réellement dans cet article de 'L'équipe d'Agoravox".
Ma première réaction est de dire qu’on ne peut pas se prévaloir d’une sorte de démocratie directe, d’un site participatif et citoyen lorsque des articles sont publiés après 3 votes, alors qu'il est supposé fonctionner sur un modèle qui met en jeu des centaines ou des milliers de rédacteurs, modérateurs, contributeurs, lecteurs etc… On nous vend un modèle qui ne marche pas, qui n’existe pas ! Comme, en plus, il y a malheureusement des suspicions sur de possibles, et même probables, trucage de votes, on est encore loin de la transparence annoncée…

La belle Charte de bonne conduite, on comprend bien, aussi , qu’elle nous est essentiellement destinée et a pour but de mettre à l’abri des sarcasmes Villach et Morice.
Villach, à maintes reprises, s’étant vanté que la direction allait s’occuper des « voyous » de notre genre, on peut être sûr qu’il a réclamé à cors et à cris de pouvoir user de ce droit de censure. Mais il est possible que l’avenir nous révèle des surprises, et que l’on rigole bien, à nouveau, sous ses articles… COLRE, là encore, a été géniale en montrant ce qui a été enlevé de la netiquette et ajouté à elle, et qui est si parlant !
  • Il y a, je ne sais si vous l’avez remarqué, une obstination à ne pas vouloir envisager la diminution du nombre d’articles et la disparition de ces trucs qui ne servent à rien et que personne ne lit (Carevox etc) . Pourtant on aurait là une vraie solution : meilleure sélection, modération plus facile, lecture facilitée, maquette simplifiée, moins d’angoisse à trouver de quoi meubler les diverses éditions etc…Renève a fait remarquer à juste titre combien les interventions de l’équipe d’Agoravox ont été ridiculement peu nombreuses. C’est à se demander s’ils ne sont pas plus attentifs à ce qui se passe ici que chez eux...
Certains intervenants, peut-être sincères, semblent choqués que l’on fasse une sorte de procès à des auteurs qui posent problème , un petit malin faisant même allusion aux « pires heures de notre histoire ». Sauf que je ne vois pas quelle délation il y aurait à rassembler ce que tout le monde sait déjà, et si la critique va parfois aux personnes, c’est essentiellement leurs écrits qui sont visés. Leur personnes, à la limite on s’en fout…
Si un blog veut parler de ce qui fâche sur Agoravox , je ne vois pas comment il serait possible de passer sous silence le cas des ces auteurs aux écrits litigieux, d’autant que le problème est moins les auteurs, (qui écrivent évidemment ce qu’ils veulent ), que le média qui les publie !

Léon- Trolléon

lundi 22 février 2010

La question du statut d’Agoravox et de ses liens avec Cybion .

Comme tout le monde le sait (sauf peut-être les" nouveaux") Agoravox est devenu une fondation de droit belge depuis Juin 2008. Pourquoi belge et pas français ? Carlo Revelli s’en est expliqué dans son article : en gros le statut de fondation reconnue d’utilité publique (pouvant donc solliciter des dons auprès du public et recevoir des legs) en France est plus long à obtenir, suppose que le ministre de l’intérieur siège au conseil d’administration et exige un apport de 1 million d’euros, conditions qui ne semblent pas demandées en Belgique. L' avantage attendu du statut de fondation est de mettre Agoravox à l’abri des pressions politiques et financières.
La relecture aujourd’hui de son article et du fil de discussion qui a suivi est très instructive et je conseille à tous de le faire…

Pour l'instant au moins, le fonctionnement de la fondation est pour le moins opaque : nous n’avons jamais vu de comptabilité publiée, ou de compte-rendus de réunions d’un conseil d’administration.
A ce propos, on ne manque pas d’être un peu surpris car, selon l’article de Libération le Conseil d’Administration de la fondation, c’est… deux personnes : Joël de Rosnay et Carlo Revelli, ce dernier en étant le Président.

C’est maigre… On apprend qu’une société des rédacteurs devrait être créée, qui disposerait d’un siège au conseil d’administration, mais nous l’attendons toujours…

Nous avons donc une « fondation » qui aurait été, un moment, valorisée jusqu’à 10 ou 15 millions d’euros, dont les recettes publicitaires attendues seraient de l’ordre 20 à 30 000 euros par mois, et qui se vante de disposer d’un millier de rédacteurs actifs. Et cette fondation serait dirigée par deux personnes et peut-être une troisième si cette « société de rédacteurs » venait à voir le jour. (On tremble à l’idée d’imaginer qui pourrait être ce rédacteur : Morice ? Villach ?…) Nous comptons sur la discussion pour actualiser et crédibiliser ces chiffres, notamment celui de ses rédacteurs « actifs », l'article ayant maintenant près de deux ans…

Un problème qu’il faut aborder est la confusion des genres entre Cybion et Agoravox.

Rappelons que Cybion est une société commerciale dont l’activité est la veille et la communication de crise sur Internet . Extrait choisi :
« Quotidiennement, nous analysons des dizaines de milliers de sources formelles et informelles (sites, commentaires blogs, forums, réseaux sociaux) qui nous permettent d’appréhender précisément votre environnement et de répondre à vos attentes de façon adaptée : analyse concurrentielle, observation des opinions, identification des leaders, et, enfin, traitement des risques de crise. »

De là à penser qu’Agoravox soit une commodité pour Cybion, une manière de concentrer en un seul lieu virtuel l’observation de dizaines de sites, blogs, forums, il y a un pas que l'on peut franchir, même si Carlo Revelli le nie assez énergiquement.
C’est notre opinion et une hypothèse sans doute impossible à vérifier mais qui comporte beaucoup d’arguments tout de même...
D’abord, c’est logique. Et même si Agoravox n’a peut-être pas été créé volontairement pour cela, en attirant des internautes de tous bords, il offre incontestablement un sujet d’observation qui rentre exactement dans l’objet commercial de Cybion.
Comme d’autres sites ou forums nous direz-vous ?
- Certes, mais la question que l’on est en droit de se poser n’est pas « Sommes nous surveillés par Cybion lorsque nous écrivons ou intervenons sur Agoravox ? » parce que sur Internet on est de toutes façons surveillés et observés tout le temps, par tout le monde, pour les motifs les plus divers et les plus variés. Non, la question que l’on est en droit de se poser c’est « est-ce que l’activité de Cybion est susceptible d’influencer la politique éditoriale d’Agoravox ? ». Et à cette question la réponse, selon nous, est oui.
Nous ne disons pas que c’est le cas, mais que c’est possible. Et même qu’un certain nombre d'évolutions d’Agoravox peuvent s’expliquer ainsi.
  • Pourquoi, par exemple multiplier le nombre d’articles publiés à chaque édition avec, semble-t-il, un souci de ratisser le plus large possible ou de privilégier les articles les plus polémiques ?
  • A quoi bon s’embêter de lire l’ensemble des idioties de Reopen alors que l’on a un Manfred maison sous la main à publier ?
  • Veut-on connaître le niveau d’islamophobie ou d’antisémitisme ? - Allez : un, deux, dix, vingt articles sur la Burqua , un article bien pro-palestinien ou au contraire bien pro-israélien…
  • A quoi servent donc les Carevox, Naturavox et autres déclinaisons spécialisées que personne ne lit ? sinon cibler une clientèle particulière qu’il peut être demandé d’étudier ?
  • Comment mesurer l’impact de mouvements sectaires ? Allez : un coup de John Lloyds, une « enquête » de Jean-Luc Lagardette, un article sur les "médecines douces" ou l'Anthroposophie …
Bien sûr on pourra rétorquer qu’Agoravox publie ce qui intéresse les gens et fait débat; mais un esprit soupçonneux fera remarquer que, dans cette affaire, la qualité des articles n’a aucune importance, le but est atteint avec n’importe quelle production pourvu qu’elle ait une cible que l’on veuille toucher, provoquer, amener à s’exprimer…
Vous avez dit « politique éditoriale ? », « modération des commentaires » ?… Hum…
En réalité la seule manière de lever une telle suspicion serait de connaître les clients de Cybion et leurs demandes, ce qui est évidemment impensable…

Au dossier de ces amours potentiellement incestueuses entre Cybion et Agoravox il faut tout de même verser un certain nombre de faits objectifs :
  • Cybion et Agoravox ont été fondées par les mêmes Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Ce dernier est à la fois le président de la Fondation et le PDG de Cybion. Si nous savons que J.de Rosnay est le 2e membre du « conseil d’administration » de la Fondation nous ne savons pas quel est son statut actuel dans Cybion : probablement actionnaire majoritaire, mais sans certitude pour l’instant. Le comité de rédaction d’Agoravox étant constitué du même C. Revelli et de Iannis Plenel, plus les soi-disant « modérateurs », c’est à dire rédacteurs ayant publié quatre articles au moins. Mais de cela nous reparlons une autre fois. ( Selon Wikipedia, le Comité de rédaction est constitué par les fondateurs d'AgoraVox et des experts en veille et recherche d’information et des journalistes (6 personnes) ainsi que par les rédacteurs-modérateurs qui ont publié quatre articles sur AgoraVox(environ 1000 modérateurs ) qui peuvent voter sur chaque article soumis par les simples rédacteurs.) Nous aimerions savoir qui sont ces six personnes en question, si elles existent....
  • Les activités matérielles se déroulent à la même adresse, dans les mêmes bureaux, rue Lamartine dans le 9 e arrondissement de Paris ; l’adresse du siège social de la Fondation ( 81 av de Tervueren à Bruxelles ) ayant toutes les apparences d’une boîte aux lettres.
Bref et pour résumer, Agoravox et Cybion, à un certain niveau au moins, c’est bonnet blanc et blanc bonnet… Et si le choix du statut de Fondation avait pour motif louable de mettre Agoravox à l'abri de pressions diverses et variées, un esprit mal intentionné pourrait observer qu'il a pour effet principal d'en laisser le monopole à Cybion...

En l’absence de clarté sur le fonctionnement d’Agoravox, on est en droit d’avoir ces interrogations auxquelles, nous l’espérons, Carlo Revelli et/ou Joël de Rosnay répondront peut-être facilement. L'opacité est toujours une source de suspicion...

S'ils n'ont rien à cacher, qu'ils s'expriment. Sur Agoravox, ou même ici : ils sont les bienvenus.


Léon.

(Trolléon pour les intimes...)



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samedi 20 février 2010

Une offensive d’Agoravox. La question des auteurs


Comme un fait exprès, on a vu tout à coup apparaître depuis hier un forum dédié au fonctionnement d’Agoravox intégré à sa maquette, aujourd’hui un article de Hengxi qui prétend poser un certain nombre de problèmes relatifs à ce site, et toujours une censure de tout lien qui dirigerait vers notre blog.

Nous ne sommes pas plus impressionnés que cela et poursuivons ce que nous avons annoncé dans l’édito d’avant hier.
Tous les chantiers seront ouverts, mais puisqu’il faut bien commencer, ouvrons celui relatif aux auteurs qui posent problèmes et qui, pourtant, sont systématiquement publiés…

Certains, qui révèlent des traits de caractère très déplaisants font l’objet de trollage fréquent, mais nous aimerions nous situer le plus possible sur le contenu de leur prose.

Une rapide consultation semble donner comme « problématiques », mais pas nécessairement pour les mêmes raisons, les auteurs suivants :
Morice
Villach
Dugué
Alain Julles
Emile Mourey
John Lloyds

Y en a-t-il d’autres ?

Nous proposons de les prendre tour à tour et d’établir précisément ce qui ne va pas avec eux. De motiver d’un point de vue éditorial une demande pour qu’Agoravox change d’attitude à leur égard. Nous récapitulerons pour chacun de ces auteurs.

Que l’on ait bien en tête que tout article publié se fait au détriment d’autres qui attendent en modération. Pire, même, la publication de certains articles décourage ou dégoute certains auteurs d’en proposer. Donc la position irénique qui consisterait à dire qu’on l’on peut publier tout, même sans tri, ne tient pas.

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jeudi 18 février 2010

La censure en direct

Ça vient de se passer sous vos yeux
Un article de Denis Robert du 18/02 évoque un fait de censure sournoise par traficotage de lien et impossibilité de retrouver le texte de déclarations...
À 17h 39 je suis le premier à venir le saluer d'un bref commentaire usant de ....mais il est mieux que vous lisiez

Pour éviter tout problème de droits, les images ne sont plus affichées. Nous pouvons les envoyer par mail sur demande.

Cette censure n'a peut-être pas eu lieu.
Venir censurer un post sous un article qui évoque la même pratique.
Il faut vraiment être aux abois pour tomber si bas.

L’édito du 18 fevrier 2010


Devant un certain nombre d’attaques, critiques et incompréhensions nous pensons devoir apporter quelques précisions sur notre démarche :

Notre objectif n’a jamais été de détruire Agoravox. Même si certains rédacteurs, exaspérés, en viennent à le souhaiter, nous ne nous joindrons pas à eux.
D’abord nous n’en avons nullement les moyens, et ensuite et surtout: Agoravox, nous y tenons ! Nous en aimons l’idée, l’espace de liberté et de démocratie que ce site peut représenter et en réalité nous enrageons à constater ce qu’il est devenu.
Si nous avons créé ce blog, c’est pour dénoncer ses manquements, ses dérives, ses abus et pour tenter d’y engager la discussion critique qui n’a pas été possible sur Agoravox même. Évidemment, pour être efficace, une telle réflexion devrait s’établir avec les responsables de ce site...
Certes, ils n’ont jamais daigné donner suite, ni même répondre poliment aux demandes et protestations répétées des uns et des autres, mais vous pouvez être sûrs qu’ils visitent ce blog régulièrement.
Nous discuterons donc, analyserons, critiquerons, dénoncerons et proposerons. Ensuite, si rien ne se passe, il faudra probablement émigrer vers d’autres cieux et laisser Agoravox terminer une agonie maintenant bien entamée. Les chantiers sont nombreux, mais les principaux restent les suivants :

1. D’abord la question du statut d’Agoravox : on nous a vendu la fondation de droit belge et promis la création d’une société de rédacteurs, mais on l’on attend toujours. Que savons-nous exactement de cette fondation ? Qui la dirige ? etc…

2. Quelle est la nature des liens entre Cybion et Agoravox ? Juridique ? Technique ? Personnelle ? Quelle garanties avons-nous que la politique éditoriale d’Agoravox ne soit pas dictée par l’activité commerciale de Cybion ? Y a-t-il des suspicions sur ce terrain ?

3. Quelle est la forme souhaitable d’Agoravox (maquette, nombre d’articles, nature des articles). Par exemple, est-il intéressant que l’essentiel des articles ne soit que des réactions à chaud, des opinions, de rédacteurs sur des faits ou des événements déjà amplement révélés et décrits par la presse ?

4. Comment régler la question de la modération des commentaires de manière à ce qu’il y ait des règles connues et acceptées de tous ?

5. Faut-il, sinon exclure, au moins limiter la publication d’auteurs qui prennent Agoravox pour leur blog personnel, qui publient tous les jours, (et 9 fois sur 10 du très médiocre), qui prennent de haut toute critique, refusent le débat etc…et qui font l’objet d’un rejet fort et quasi unanime ?

6. Quelle politique éditoriale adopter vis- à vis d’articles qui surfent sur un certain nombre de délires complotistes, irrationnels et sectaires, notamment sur ce qui touche les médecines dites « parallèles » ?

7. Comment gérer les propos orduriers, antisémites, islamophobes etc… ?

Ce sont des débats que nous vous proposons d’avoir ici puisqu’il est impossible de les avoir sur Agoravox.

Nous n’esquiverons pas ceux qui concernent certains rédacteurs, même s’ils auront nécessairement un côté "critique personnelle" de ceux-ci ; il n’est pas possible faire autrement...
Mais dans quelle mesure, et surtout sous quelle forme, une plate-forme de « journalisme-citoyen » peut-elle accepter la prose habituelle des auteurs comme Villach, Morice, Lloyds, Mourey ou Dugué et peut-être d’autres ?

Dans les jours qui viennent, nous reprendrons chacun de ces points. Et nous continuerons de dénoncer les censures arbitraires, de fustiger les abus et les anomalies d’Agoravox.

Il est nécessaire d’avoir un espace de liberté sur un espace qui se prétend de liberté aussi.

Nous ne nous faisons pas trop d’illusions sur les chances de succès de notre démarche. Mais nous aurons essayé. Si tout le monde s’y met, on y arrivera. Sinon ? Eh, bien, sinon, nous aurons vécu une aventure intéressante et il ne nous restera plus qu’à remercier tous ceux qui auront bien voulu y participer.

mardi 16 février 2010

Une journée ordinaire de journalisme-citoyen.


La journée du 12 février a été riche en enseignements.
Villach, d’abord : comme nous sommes à nouveau venus critiquer et contester ses théories fumeuses, il a réagi comme d’habitude – pas de réponse aux objections mais des propos méprisants et des insultes hautaines. Et, bien entendu, le fil est rapidement parti en vrille grâce, en particulier, aux interventions d’un certain nombre de « lumières » qui sont devenues, de fait, les seuls soutiens de Popaul.

La guerre que nous mène Revelli continue : il est désormais établi qu’il est impossible de poster sur Agoravox le lien vers notre blog. Nous trouvons cela très mesquin de sa part et très contradictoire avec la prétendue charte du journalisme-citoyen. Mais nous n’en sommes plus à une contradiction près…
Malgré un courrier de protestation, nous n’avons pas eu de réponse. Aussi, nous invitons tout le monde à diffuser l’adresse de ce blog.

Morice est venu également mettre sa pagaille directement et indirectement.
Comme il fait l’objet d’un boycott, il n’y avait personne sous son article. Bizarrement, l'article en question est toujours là, alors qu’il est assez rare chez Agoravox de les laisser visibles deux jours de suite. Sur les 60 commentaires, près de la moitié sont de lui et huit de Mmaravin avec lequel il a eu une controverse. Comme donc il s’ennuyait, il est venu chercher des noises sous Villach. À cette occasion nous avons eu l'histoire par Ranta de l’extraordinaire intox (qui remonte à moment déjà), dont quelques zozos insupportables se sont rendus coupables vis à vis de Morice. On en rit encore…
Mais pourquoi donc la modération a-t-elle enlevé toutes les traces de ce récit ? Encore une censure absurde… C’est vrai que cela ne présentait pas Morice sous un jour très favorable, mais tout de même, que c’était drôle !